Un peu d'histoire

 

EXTRAIT d'un recueil du Club d'histoire locale de l'Ecole Normale d'Arras écrit pas les professseurs M. Nolibos A. et M. Barbier G.

Appartenant à l'arrondissement d'Arras et au canton de Beaumetz-les-Loges, Rivière s'étend sur 1190 hectares de part et d'autres du Crinchon. La commune compte actuellement 963 habitants. Après avoir prospéré, la population est en régression constante depuis un siècle, ainsi que le montrent ces quelques chiffres :

1700:     350 hab.
1783:     600 hab.
1790:   1036 hab.
1866:   1537 hab.
1876:   1498 hab.
1936:   1038 hab.
1962:     992 hab.
1968:     963 hab.
1975:     963 hab.

Historique des hameaux de Rivière:

RIPARIA, RIVERIUM sont les dénominations primitives du village. Rivière n'était, jusqu'à la Révolution, qu'une agglomération de six hameaux: Grosville, Brétencourt, Bellacourt, Le Fermont, Bellacordel et le Hamel, unis par des liens paroissiaux. En effet, ils dépendaient tous de la paroisse de Grosville où était située l'église. Ces hameaux étaient dits "en Rivière" d'où le nom de la commune constituée à la suite du vote de l'Assemblée Nationale Constituante du 12 Novembre 1789.
Les terres de la commune actuelle ont été concédées en 659 par le roi Clotaire II à l'abbaye Saint-Pierre et Saint-Paul de Corbie, avant de passer en 1569 aux mains des chanoines de Saint-Nicolas en Arrouaise. Le rôle des chanoines était très réduit du fait de l'établissement de la féodalité.
Ainsi, dans un acte du 5 décembre 1242, a été retrouvé le nom du premier seigneur: Héluin de Rivière.


Le Fermont (Aufermont, Offermont) appartenait au châtelain d'Arras. La seigneurie passa successivement dans les mains de Beaufort, du Fresnoy-Thun et de Landas. Le dernier seigneur fut Briois de Beaumetz. Les seigneurs du Fermont auraient fait construire un château fort. Dans une prairie appelée le "Courtil d'el motte", une petite éminence entourée d'une sorte de circonvellation suggère l'emplacement où se dressait un château fort. Pourtant, les fouilles n'ont fait découvrir que des décombres de constructions rurales. 

Le Hamel (Hamellus, Hamelettum) faisait partie de la seigneurie de Grosville depuis le XIIème siècle.

L'origine de l'agglomération de Brétencourt est due à une ancienne forteresse bâtie sur les bords du Crinchon. Dès le XIème siècle, il est fait mention de Simon de Bretrancourt. Sous Philippe-Auguste, le domaine passe au chevalier Wagon d'Arras dont le fils, en 1250, cède une portion de dîme pour aider à la construction d'une chapelle dédiée à Saint-Eloi. On retrouve dans une requête adressée au magistrat d'Arras et datée de 1393, que le domaine appartient alors à Pierre de Saint-Pol. Sa fille apporte ce fief en dot à Herlin de Warluzel. Cette dernière famille gardera le domaine jusqu'àu XVIIème siècle, avant qu'il ne soit vendu à Philippe-François de Briois.
Le château de Brétencourt est flanqué d'une tourelle, seul vestige d'un ancien château fort que l'on voit sur une miniature de 1605. Il fut partiellement démoli vers 1820 et remplacé par une maison simple.  

Bellacourt (Bellocurtis) apparaît déjà mentionné dans les chartres du XIIIème siècle. Le Domaine appartenait  en 1580 à Pierre Payen d'Arras, avocat au Conseil d'Artois, puis il passa en 1733 dans la famille de Belvalet. En 1793, il appartenait au comte de Cuinchy-Fleury. Le château, construit par Pierre Payen, fut démoli au XVIIIème siècle et remplacé par une maison de plaisance. A Bellacourt, s'élevait une chapelle très ancienne dédiée à Saint-Pierre. Elle fut détruite en 1793.

Bellacordel constituait dès le XIIIème siècle un fief appartenant à la seigneurie de Beaumetz-les-Loges. Le domaine a appartenu successivement aux familles de Vaux, de Molinghem, de Marquais, de Ghistelles. En 1630, Antoine-Denis et Marie de Belvalet en devinrent acquéreurs. Leurs descendants vendirent Bellacordelle à Benoist Lallart, seigneur de Berlette dont les descendants le conservèrent jusqu'en 1830. Au début du XIXème siècle, fut démolie une chapelle datant de 1730 dédiée à N.D. de Liesse.

Grosville est le point central de Rivière. Au XIIème siècle, le fief de Grosville était l'apanage des Châtelains d'Arras. Les propriétaires furent successivement la famille de Beaufort dès 1220, Philippe de Croy-Sobre en 1598. Son fils Jean vendit le domaine en 1610 à Georges le Prevost dont l'arrière-petit-fils, Antoine le Merchier, le revendit en 1682 à Philippe de la Charité, seigneur du Callois qui fit construire une maison seigneuriale. En 1751, son fils François meurt sans enfant et les biens échurent successivement au Chanoine Philippe-Guillaume Lhoste, à Alphonse Norbert Harduin.
Le château actuel a été bâti en 1754 par le chanoine Lhoste. La construction de l'église fut commencée en 1761 en remplacement d'un édifice religieux beaucoup plus ancien dont il ne reste presque rien car tous les matériaux utilisables ont été récupérés pour le nouvel édifice.

Les bâtiments intéressants:

L'église: (classée monument historique le 7 juin 1919)
L'église ancienne avec sa haute tour massive a été reconstruite en 1767. On y trouve de nombreux objets de grande valeur historique. Il existe trois rétables (celui du maître autel et ceux au-dessus de chaque autel latéral), un crucifix (le christ en ivoire sculpté), une statue de vierge, une autre de St Vaast, des fonds baptismaux en marbre, uen grosse cloche, unique rescapée d'un ensemble de cinq cloches, et sur laquelle on lit: "L'an 1778, j'ay été bénité et suis nommée Norbertine, par Monsieur Alphonse Norbert Harduin, seigneur de Grosville, Saint-Martin, Renaucourt, Hamal, Naves et Meurchin, et par Mlle Félicité Carré, épouse du Sieur Augustin Vermel, Bailly de la dite terre, Maître Oudart Bruneau, curé".
Le clocher et la voûte ont souffert de la guerre 1914-1918. Leur reconstruction a été achevée en 1923.

Le château de Grosville:
Il a été construit en 1754 par le chanoine Lhoste en remplacement d'une maison seigneuriale bâtie, elle, par Philippe de la Charité vers 1709, dont il reste le très beau Colombier attenant à la façade sud du bâtiment et daté de 1702. Le domaine comprend un portail monumental surmonté d'un fronton orné des armoiries de la famille Lhoste, une cour carré et le château. Contrastant avec la mahesté du portail, ce dernier est un bâtiment bas présentant une agréable façade en briques et pierres. L'architecte, André Herville, avait déjà construit le château de Duisans. Au dessus de la porte, un fronton triangulaire portait aussi les armoiries de la famille Lhoste. Le site du château et ses abords sont, depuis le 7 janvier 1948, classés monuments historiques.

La fontaine de Brétencourt:
C'est un vaste bassin rectangulaire de briques d'une longueur de 35 mètres. Il est large de 11 mètres et haut de 18. Ce bâtiment date de 1723. Le Crinchon s'échappe par un orifice grillagé et traverse le parc du château de Brétencourt.

A Brétencourt, dans la ferme de Monsieur Cannet, se dresse un colombier octogonal avec girouette très bien conservé. On pourrait s'arrêter encore à de nombreuses fermes, demeures rurales, porches du XVIIIème et XIXème siècle.

Bibilographie:
D.H.A. PdeC: Arras - Tome 1  p 250 à 253.
Mémoires: Commission des Monuments historiques: Tome 2, p 254 à 266
Paroisses et Communes de France: Pas-de-Calais: Tome 2, p 1139. 

  

 

 

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